Christophe Guillaume, collectionneur de Citroën 2CV en Ille-et-Vilaine restaure les voitures de clients venant de toute l'Europe.
Christophe Guillaume restaure les voitures de clients venant de toute l’Europe pour son expertise et ses talents de mécanicien.
Ne cherchez pas sur une carte ! Le lieu-dit « La Grange aux 2 CV » au Ferré (Ille-et-Vilaine) n’existe pas. Et pourtant, ça ressemble à un paradis pour tout fans de la petite Citroën et dérivées. Des voitures, Christophe Guillaume en a, beaucoup, énormément, à la folie mais surtout passionnément.
À ses heures perdues, il joue parfois au corniaud avec une demi-deudeuche. À 47 ans, l’énergique Ferréen a fait de sa passion son métier : redonner vie à ce modèle Citroën, qui fête ses 70 ans cette année.

« Il y en a trop pour toutes les compter »
Le natif de la Chapelle-Janson a eu le déclic à 16 ans. Piqué au vif par son voisin après en avoir démonté une première. Il a, pièce par pièce, remonté la voiture et s’est pris de passion. « Un mécano doit avoir comme trait de caractère d’être têtu. Je le suis dans l’excellence » assume-t-il.
Et pour cause, la réputation de Christophe Guillaume parle pour lui. Il est pointilleux jusque dans les détails au point de mettre les vis d’époque dans ses voitures. Sa recherche constante de perfection et d’authenticité dans ses restaurations a fait sa renommée. Belges, néerlandaises et même danoises, beaucoup de 2 CV de particuliers passent dans ses mains.
Mécano, boulot, 2 CV
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa passion débordante s’observe au nombre de voitures et de modèles défilant dans sa propriété. « Il y en a trop pour toutes les compter » reconnaît-il. « Je pense m’agrandir prochainement. Je n’avais pas prévu que cela prenne une telle ampleur. »
Le Breton est passé par le lycée professionnel Claude Lehec de Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) avec une formation de mécanicien. Il a embrayé sur une autre carrière après ses études. Christophe s’est lancé un nouveau défi il y a trois ans en installant ses ateliers à Le Ferré.
La deudeuche est mythique à bien des égards. Je pense qu’elle appartient maintenant au patrimoine et que ça peut disparaître. Réparer une 2 CV, c’est difficile malgré les idées reçues » admet-il.
Une affaire qui roule avec son employé Anthony Poirier. Ils restaurent avec l’aide de sa femme Anne une quinzaine de voitures à l’année.

75 000 km par an
Le quadragénaire voyage beaucoup pour trouver des pièces détachées de plus en plus rares.
Je fais plus de 75 000 km par an. La sortie de grange d’une voiture, ça n’a pas de prix pour un collectionneur », confesse-t-il. Sur les réseaux sociaux, Christophe partage ses restaurations et ses trouvailles.
Malgré sa culture encyclopédique de la marque aux chevrons, il avoue en « apprendre tous les jours sur (sa) bagnole préférée ».
Sa définition de la 2 CV
C’est un art de vivre et une forme de simplicité. Le stress du quotidien disparaît. Parfois tu te sens rebelle même quand elle n’avance pas »,ironise-t-il. Un esprit « deuchiste » qu’il partage avec ses clients et amis.
Sa plus grande fierté : sa 2 CV de 1951. « C’est certainement l’une des plus vieilles de la région. Je souhaite la laisser en l’état. »
Si vous désirez la voir, Christophe l’exposera à la bourse d’échange de Saint-Hilaire-du-Harcouët, dimanche 4 mars 2018 (lire ci-dessus).




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